La passion chez Platon

La passion chez Platon

Platon, dans le Timée, par le biais du mythe de la fabrication de l’homme par les dieux, donnait, à la différence des stoïciens, une positivité psychique aux passions. L’âme est en effet tripartite, composée d’un élément concupiscible (épithumia), d’un élément irascible (thumos), et d’un élément rationnel (noûs).

Noûs : âme rationnelle, divine, immortelle
Thumos : âme irrationnelle, mortelle
Épithumia : âme irrationnelle

Si le premier est inféodé au troisième, le deuxième ne l’est pas. C’est ce que dit le mythe de l’attelage ailé que, dans le Phèdre, Platon met dans la bouche de Socrate : Phèdre, 246a-b. L’âme rationnelle et immortelle, d’espèce divine, est située dans la tête.
L’âme mortelle, elle, fut mise par les dieux dans la poitrine, et, puisque l’une de ses parties est bonne et l’autre pas, ils mirent entre elles la séparation du diaphragme (Timée, 69c-71e). L’épithumia est ce qui toujours menace l’hégémonie de l’âme rationnelle. Établissant ainsi le principe des passions dans l’âme, à la différence des stoïciens, mais dans une âme totalement distincte de l’âme rationnelle, Platon insiste sur leur irrationalité.

Vincent

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